Bangkok vit dans une ambiance bruyante et nerveuse, mais ses temples (le Wat Phra Keo ou temple du Bouddha d’émeraude, Wat Putthaisawan, Wat Benchamabopit) sont si imposants, la nourriture sur les étals et sur les marchés est si fameuse, son atmosphère orientale est si forte que l’on a envie de beaucoup lui pardonner. Thonburi, à l’est de Bangkok, renferme de nombreux temples bouddhiques, dont le Wat Arun (XVIIIe siècle).
Malgré une importante fréquentation touristique, l’ambiance est plus paisible à Chiang Mai, la grande ville du nord, dont les marchés, les fêtes (Fête des fleurs), l’artisanat (laque, soie, coton) et le monastère du Doï Sutep sont les points d’orgue.
Si les wats de Bangkok sont essentiels, ils ne doivent pas cacher les autres richesses architecturales. Ainsi, la découverte du stupa de Nakhon Pathom permet de comprendre pourquoi cet endroit est l’un des plus sacrés du pays pour un bouddhiste. La visite de la région peut être complétée par celle du marché flottant de Damnoen Saduak.
À la lisière du Cambodge, l’architecture khmère et un zeste de celle d’Angkor se retrouvent dans des temples très bien restaurés à Pimai (VIIIe siècle), à Muang Tam et surtout à Surin (Wat Prasat Phanom Rung), ville qui connaît une « Ronde des éléphants » en novembre.
L’architecture est également riche dans les anciennes villes ou capitales du Siam : Ayutthaya, Lopburi, Phitsanulok et Sukhothai. Dans cette dernière, où de nombreuses barques se chargent de fleurs et d’encens lors de la pleine lune de novembre, le parc historique renferme le Bouddha du Vat Sijum, fleuron de l’endroit avec le temple Vat Mahathat et ses 185 stoupas.
Une visite particulière conduit sur le site du pont de la rivière Kwai, que les prisonniers alliés avaient dû construire durant la Seconde Guerre mondiale sous la menace des Japonais et au prix de milliers de vies humaines.
Les côtes
Mises en concurrence par la richesse culturelle du pays, les plages ne sauraient constituer l’unique but d’un voyage en Thaïlande. Néanmoins, le boom touristique que connqît le pays depuis quelques années s’exerce surtout sur les rivages et sur des structures balnéaires qui se multiplient.
Certains sites connaissent depuis longtemps une forte fréquentation, tels que Phuket (d’où partent des croisières vers la mer d’Andaman) et Pattaya. D’autres sont récents, tel Koh Samui, bordé, à l’est, de nombreux îlots encore à l’abri du grand tourisme. Moins connus mais certes pas moins agréables: ceux qui, comme Songkhla, jalonnent les rivages de la mer de Chine méridionale ou qui, comme Rayong, ont tendance à supplanter les classiques du genre.
Les Paysages et les randonnées
Les tribus du nord (Méos, Karens) et leurs villages sont situés dans des régions suffisamment montagneuses, forestières et verdoyantes pour avoir donné naissance à des propositions de randonnées de la part des voyagistes. Ceux-ci utilisent la réputation équivoque du Triangle d’or pour inviter le touriste à découvrir l’ambiance de l’endroit, offrant parfois en prime la rencontre, à la frontière du Myanmar, des « femmesgirafes », ainsi appelées en raison des traditionnels anneaux de cuivre qui allongent démesurément leur cou.
Au cours des dernières années, la diversification du tourisme en Thaïlande a conduit à la découverte de parcs nationaux longtemps méconnus, tel celui de Khao Yai, au sud-ouest de Bangkok.
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